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L'Italie Republica italiana est un État d'Europe méridionale qui comprend une partie continentale au Nord, une longue péninsule qui est orientée Nord Ouest à Sud Est, et deux grandes îles, la Sicile et la Sardaigne. Sa superficie est de 301 262 km2 pour 58 093 000 habitants, les Italiens. La capital du pays est Rome. L’Italie est un État républicain parlementaire. La Langue officiel est L’Italien. La Monnaie du pays est L’Euro. La religion tient une place importante, elle est catholique à 99,6 %.
Géographie Les Alpes forment en Italie septentrionale un arc long de 1 000 km environs. Les Alpes piémontaises, à l'Ouest, portent les plus hauts sommets (mont Rose, 4638 m). Les massifs centraux (Alpes lombardes), compacts, précèdent les Alpes dolomitiques et vénètes, plus basses. Sur tout cet arc montagneux, des cols ont toujours permis les liaisons avec l'Europe occidentale et centrale. Au pied des Alpes, la large plaine du Pô, s'ouvre sur l'Adriatique. L'Italie péninsulaire est une mosaïque de montagnes, de collines et de bassins qui s'ordonnent autour d'une chaîne maîtresse, l'Apennin, composée principalemnt de schistes (Apennin toscan, Basilicate) et de calcaire (Abruzzes, Pouilles). Le versant adriatique est bordé d'une étroite plaine côtière, tandis que le versant tyrrhénien domine trois bassins (Toscane, Latium et Campanie). Toute la péninsule est le résultat des mouvements tectoniques, le volcanisme est actif en Campanie (Vésuve) et dans les îles (Stromboli, Etna). Les côtes sont élevées et rocheuses (Ligurie, Calabre, Sicile) ou basses, et le plus souvent lagunaires (Vénétie, Maremme). Le climat, continental dans la plaine du Pô, est méditerranen dans les Apennins et les plaines qui la bordent, devenant progressivement aride, en Italie péninsulaire et en Sicile. La population, dont l'accroissement annuel était assez rapide (surtout dans le Sud) jusqu'au milieu des années 70, n'augmente plus que de 0,3 % en moyenne dans les années 80. Sa densité est assez forte, l'émigration a été importante dans les années 1970. Aujourd’hui, départs et retours s'équilibrent. L'Italie du Sud (le Mezzogiorno) fournit traditionnellement la majeure partie des émigrants, qui gagnent encore les régions du Nord ou les pays d'Europe de l'Ouest. Mais les régions du Sud, en cours d'industrialisation, attirent elles-mêmes de la main-d'ceuvre depuis quelques années. Les campagnes se dépeuplent au profit des villes, qui abritent plus de la moitié des habitants. Le trait caractéristique de l'Italie urbaine reste l'absence de grandes métropoles, malgré l'importance de Rome, Milan et Naples, et la densité équilibrée du réseau de villes moyennes.
Économie Le développement économique est le résultat d'un effort considérable, effectué dans les années 50. La souplesse des structures (organismes publics comme l'ENI et grandes entreprises privées, multiplicité des entreprises moyennes et petites) a beaucoup aidé au décollage de l'industrie et à résorber les surplus de la population rurale. Le secteur agricole groupe 11 % des actifs. Les conditions naturelles défavorisent le Mezzogiorno, région agricole par excellence, qui a été pendant des siècles le domaine des latifundia et des cultures extensives. L'Italie produit surtout des céréales (blé, maïs, riz), du vin et des fruits (2 eme rang mondial), et des légumes qu'elle exporte dans la C.É.E. L'élevage ne couvre pas les besoins nationaux, bovins et porcins dans le Nord, ovins et caprins dans le Sud. La pêche est peu importante. Les ressources énergétiques sont négligeables, mis à part la production hydroélectrique dans la région alpine et de gaz naturel à Cortemaggiore. Les gisements minéraux sont nombreux, mais les quantités extraites sont faibles. Aussi l'industrie, qui regroupe 33 % des actifs est devenue la cinquième du monde, en 1987, repose-t-elle essentiellement sur les importations (ce qui pose à l'Italie de graves problèmes monétaires). Les entreprises industrielles se concentrent dans le Nord du Piémont à la Vénétie et dans les ports (Gènes, Naples, Livourne, etc.).Si la sidérurgie reste un pôle important de l'industrie italienne (avec les métaux non ferreux), elle est aujourd'hui victime de la crise européenne de surproduction. |
Moins touché que dans les pays voisins, le textile, et surtout l'industrie de la confection et de la chaussure, ont poursuivi leur expansion sur les marchés extérieurs. La réussite italienne s'affirme dans certains secteurs de l'agro-alimentaire et dans l'électronique. L'automobile connaît un second souffle, après la restructuration radicale opérée chez Fiat. L'électroménager, en revanche, régresse, et la chimie tonnait un certain déclin, même si pour le raffinage du pétrole l'Italie tient le les rang en Europe. L'Italie du Nord, malgré des efforts de décentralisation, reste le grand centre industriel et financier, sa position géographique dans la C.É.E. la favorise. Pour faciliter ses échanges avec l'extérieur et pour désenclaver ses régions, l'Italie s'est attachée très tôt à améliorer ses réseaux de communication (le réseau routier a marqué d'énormes progrès : 6 000 km d'autoroutes), mais le déséquilibre Nord Sud persiste. La qualité de la vie de relation, la beauté des sites, les richesses artistiques ont stimulé le tourisme.
Histoire De 1900 à 1914, le gouvernement de Giolitti mène une politique impérialiste, mais se rapproche de la France et donne à l'Italie les conditions d'un nouvel essor économique. Après la guerre de 1914-1918, qu'elle a livrée aux côtés des Alliés, l'Italie s'agrandit du Tessin et de l'Istrie (avec Trieste). En octobre 1922, alors que le pays est en proie à l'agitation sociale, Mussolini et les fascistes marchent sur Rome et instaurent un gouvernement dictatorial. En 1929, les accords du Latran règlent la question romaine. La remise en ordre économique s'accompagne d'une politique extérieure aventureuse : conquête de l'Éthiopie (1935-1936), intervention en Espagne aux côtes de Franco (1936-1939), annexion de l'Albanie (1939). Au début de la guerre de 1939-1945, l'Italie combat aux côtés de l'Allemagne (alliance Berlin-Rome esquissée à partir de 1936, devenue l'Axe en 1939), ouvrant un front dans les Balkans et en Afrique. En juilet 1943, le débarquement des Alliés en Sicile entraîne l'arrestation de Mussolini, libéré par les Allemands, ce dernier forme dans le Nord à Salo, un gouvernement républicain fasciste. Badoglio, qui, à Rome, avait succédé à Mussolini, se range aux côtés des Alliés contre l'Allemagne qui, tout en résistant aux armées alliées pendant 18 mois, impose à l'Italie un dur régime d'occupation. Le 26 avril 1945, Mussolini est arrêté par des partisans et fusillé le lendemain. Après l'abdication de Victor-Emmanuel III et l'éphémère gouvernemnt de son fils Humbert, la république est proclamée par référendum le 2 juin 1946. Le pays sort de la guerre politiquement divisé et économiquement très affaibli. En 1947, il perd toutes ses possessions extérieures. L'Italie se relève lentement, dirigée par la démocratie chrétienne, dont le chef, De Gasperi, domine la vie polititique jusqu'en 1953. Puis se succèdent de nombreux gouvernement de coalition autour de la démocratie chrétienne. Puis, L'économie italienne connaît, un essor spectaculaire qui lui permet d'adhérer aux institutions européennes. Dans les années 70, la situation est caractérisée, sur le plan social, par une agitation grandissante et par une crise profonde , sur le plan politique, par l'instabilité des gouvernements de coalition et par la progression très nette du parti communiste qui propose “un compromis historique”, aux démocrates-chrétiens. Le terrorisme, qui s'était manifesté à la fin des années 80, redouble de violence après 1975 et culmine en 1978 avec l'enlèvement et l'assassinat, par les Brigades rouges, d'Aldo Moro, président de la démocratie chrétienne. Après avoir jugulé cette menace, et malgré ses pronlèmes endémiques, le pays cornait, de 1983 à 1987, sous le gouvernemnt du socialiste B. Craxi, une période de stabilité. Les chrétiens-démocrates retrouvent le pouvoir avec G. Goria (1987-1988), C. De Mita (1988-1989) et G. Andreotti (1989-1992).Le parti communiste se transforme en parti démocratique de la gauche en 1990. O. Scalfaro remplace le président Cossiga, démissionnaire en 1992. Scandales politiques et ampleur de la corruption entraînent un changement de mode de scrutin , et l'effondrement des partis traditionnels. Les élections législatives de mars 1994 sont remportées par la coalition des partis de droite (Forza Italia, Ligue du Nord et Alliance nationale), dirigée par S. Berlusconi. |
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