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La Tunisie Al Jumhûriya at-Tûnisfya, est un pays d’Afrique du Nord, situé entre l'Algérie et la Libye, et baigné par la Méditerranée, au Nord et à l’est. Sa superficie est de 163 610 km2, pour 10 102 000 habitants environ, les Tunisiens.
La capital Tunis au fond du golfe qui port le meme nom, abrite 1 996 000 habitants, les Tunisois. C'est la métropole commerciale et industriel du pays (sidérurgie, et phosphates notament), desservie par le port de La Goulette et l'aéroport de Carthage. Depuis 1979, Tunis est le siège de la Ligue arabe. On y trouve des Universités, ainsi qu’une grande mosquée Al-Zaytûna, créée en 732, reconstruite au IX eme siecles, et qui renferme une université islamique. La ville d’origine punique, jouxtant Carthage, prit son essor après la conquête des Arabes à la fin du VIII siecles, qui en firent un grand centre économique, religieux et politique. C’est une République présidentielle. La Langue officiel est l’arabe. Le français est parlé. La Monnaie du pays est Le dinar. La Religion est islamique.
Géographie. La dorsale tunisienne, 1544 m au mont djebel Chambi qui se prolonge par le Cap Bon, divise le Nord du pays en deux zones : au Nord Ouest, le haut Tell, au climat méditerranéen, que les plaines de la Medjerda séparent des montagnes côtières de Kroumirie et des Mogods qui portent de belles forêts ; au Sud Est, les steppes s'étendent jusqu'aux collines du Sahel qui donnent sur la côte orientale, basse et sablonneuse, bordée d'une immense oliveraie. Au Sud le climat est désertique, les monts de Matmata séparent le plateau du Dahar de la plaine côtière de la Djeffara. Les eaux n'atteignent pas la mer et se perdent dans de vastes étangs saumâtres, les chotts.
Economie. La population, en croissance rapide (2,1 % par an) et dont plus de la moitié a moins de 20 ans, se groupe au Nord, où l'agglomeration de Tunis rassemble plus de 16 % du total. Mis à part les oasis du Sud, l'agriculture se concentre dans le Tell et le long des côtes. Grâce à de gros travaux d'irrigation (vallée de la Medjerda), de nouvelles cultures commerciales s'étendent (agrumes) au détriment des productions traditionnelles (céréales, vignes), qui s’ont en crise. L'élevage bovin et la pèche sont en essor. Les tribus du Sud vivent d'élevage nomade (ovins) et de la culture des palmiers-dattiers (oasis). Les ressources minières (fer, phosphates de Gafsa, pétrole et gaz naturel d'El-Borna) sont en partie transformées dans le Nord (Bizerte, Tunis) ainsi qu'à Sfax et à Gabès, avant d'être exportées. Des industries légères sont implantées dans les grandes villes. Le déficit de la balance commerciale est en partie comblé par la balance des services et transferts : revenus du tourisme, envois des travailleurs émigrés . Le chômage est important et ne peut que s'aggraver avec la poursuite de l'exode rural. Le gouvernement tente d'attirer des entreprises étrangères, utilisatrices de main-d'oeuvre et tournées vers l'exportation (industries textiles, et électronique) Très endetté, le pays a mis en œuvre un plan d'austérité.
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Histoire. Peuplée à l'origine de Berbères, la Tunisie fut occupée du IX eme au II eme siecles avant Jesus Christ par les Phéniciens, qui fondèrent Carthage. Après l'écrasement des Carthaginois, les Romains en firent la province d'Afrique qui devint exportatrice de grain, de vin et d'huile. Ruiné par les Vandales (429-533) et les guerres qui les opposèrent aux Byzantins (533-698), le pays déclina, jusqu'à l'arrivée des Arabes, qui relevèrent l'économie de la région et fondèrent Kairouan en 670. Dépendant des Omeyyades puis des Abbâssides, mais gouvernée par des dynasties locales, l'Ifriqiyya acquit petit à petit une indépendance de fait en se coupant de la tutelle égyptienne des Fatimides (1051) qui lancèrent sur la Tunisie les nomades hilàliens ; ceux-ci la ruinèrent pour plusieurs siècles, détruisant les villes et les terres cultivées qui redevinrent de la steppe. Avec la dynastie des Hafsides, née de l'intervention des Almohades (Maroc), la Tunisie retrouva son indépendance (1228-1574). A la fin du XVI eme siecles, la conquête ottomane fit de la Tunisie une des principales bases des pirates barbaresques. Au XIX eme siecles, la très rentable guerre de course prit fin ; les maladresses politiques et financières des souverains, les beys, affaiblirent le pays. En 1881 et 1883, la France établit son protectorat..L'opposition nationaliste se manifesta rapidement (les troubles de 1911, création du Destour en 1920, et du Néo-Destour en 1934), et l'occupation italo-allemande (1942-1943) entraina son développement et sa radicalisation. Des actions de guérilla entreprises dès 1952 conduisirent Pierre Mendès France à accorder au pays l'autonomie interne (1954), puis l'indépendance en 1958. Dès 1957, l'Assemblée constituante abolit la monarchie des beys et confia la direction du pays au chef du Néo Destour, Habib Bourguiba, qui concentra petit à petit tous les pouvoirs, éliminant les oppositions en 1963 et faisant du parti socialiste destourien le parti unique en 1964. De 1960 à 1969, les options “ progressistes “ dominèrent la politique économique (collectivisation des terres notament). La politique sociale mit l'accent sur la scolarisation, et l'émancipation de la femme. Membre de la Ligue arabe depuis 1958, la Tunisie a toujours adopté une politique modérée entre l'Orient et l'Occident. En 1969, le libéralisme remplaça les options “ socialistes “ pour tenter d'assurer une croissance plus rapide de l'économie, après un projet avorté de fusion avec la Libye en 1974, la Tunisie se rapprocha de la France et des Etats Unis. Par ailleurs en 1977 et 1978, des grèves et des manifestations furent réprimées. A partir de 1980, le régime se libéralisa: le multipartisme fut officiellement instauré en 1983. Mais, en 1984, les difficultés économiques provoquèrent de sanglantes émeutes et l'opposition, jugeant cette démocratisation fallacieuse, boycotta la consultation électorale de novembre 1986. En 1987, le général Ben Ali, ministre de l'Intérieur, devenu Premier ministre à la faveur de troubles provoqués par les islamistes, déposa Habib Bourguiba, puis entreprit de débarrasser le régime de ses archaïsmes. Candidat unique, Ben Ali fut élu président de la République le 2 avril 1989. Le Rassemblement constitutionnel démocratique, nouveau nom du parti socialiste destourien, emporta les législatives organisées le même jour. |
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